Le clitoris : 5 choses surprenantes que vous devriez connaître à son sujet !
Le « clito » est connu de tout le monde, mais la plupart des gens ne savent pas vraiment à quoi il sert, comment il fonctionne, ni même où se trouve le clitoris exactement. Vous voulez faire plus ample connaissance avec ce petit organe aux grands pouvoirs ? Voici 5 faits surprenants que vous ignorez peut-être à son sujet !

1. Le clitoris compte plus de 10 000 fibres nerveuses !
Menée par l’activiste et chirurgien QueerSurgeon à l’Oregon Health & Science University (OHSU), une étude récente a établi que le clitoris humain renferme plus de 10 000 terminaisons nerveuses, soit 25 % plus que ce que l’on pensait. En réalité, jusqu’à aujourd’hui, l’innervation du clitoris chez l’être humain n’avait jamais été vraiment étudiée par la communauté scientifique. C’est étonnant, mais malheureusement très représentatif du peu de connaissances que le monde médical détient à son sujet.
plus de 10 000 terminaisons nerveuses
Les précédentes études réalisées sur ce point datent de 1976 et s’étaient, à l’époque, penchées sur l’anatomie bovine et donc sur le clitoris de… vaches ! Autant dire que les données alors obtenues étaient peu applicables à la sexualité humaine et pourtant c’est, en partie, sur elles que se basaient les soins et attentions apportées à cet organe.
2. Le clitoris fait partie du pudendum, un terme médical qui en dit long sur la vision qu’on a de lui…
Pudendum est un terme médical issu du latin qui désigne l’ensemble des organes génitaux externes féminins : les petites et grandes lèvres, le vagin, le pubis en général et, bien sûr, le clitoris. Le hic avec ce mot, c’est que sa traduction littérale signifie « ce dont on a honte ». Et, comme souvent en la matière, il n’existe pas d'appellation péjorative équivalente pour parler des parties génitales masculines. Mais pourquoi une partie de l’anatomie de la femme ou personne à vulve devrait-elle être honteuse ?
Si l’utilisation de ce mot reflète la vision que l’on avait de cette zone il y a plusieurs siècles, il semble aujourd’hui bien inapproprié et surtout insultant. Pourtant, il s’agit toujours d’un terme officiellement employé dans de nombreux traités d’anatomie. Il n'est évidemment pas question de blâmer toute la communauté médicale pour l’usage de ce mot, car la plupart des médecins ne se sont jamais penchés sur sa signification et ses implications. Ceux-ci n’ont simplement pas appris sa véritable signification au cours de leurs études en médecine. Pire encore, le terme nerf honteux ou pudendal est toujours usité.
Mais, cela en dit long sur le peu d’attention dont fait l’objet le clitoris et sur le chemin qu’il reste encore à parcourir pour qu’il soit considéré comme une matière importante ou de préoccupation réelle, et non comme une partie de notre anatomie à cacher ou à ignorer.
3. Le clitoris n’est quasiment pas mentionné durant le cursus médical
C’est aussi surprenant que désespérant pour toutes les personnes qui s’en soucient, mais le clitoris est un organe à propos duquel la majorité des médecin·e·s, en dehors des gynécologues, n’ont quasiment pas reçu d’enseignement au cours de leurs études. Partant de ce constat, il n’est pas étonnant que l’absence d’examen de la vulve lors d’une consultation conduise à un traitement inapproprié.
L’évocation d’un clitoris qui démange aboutit presque systématiquement à la prescription d’antimycosiques, de même que les douleurs qui le touchent. Pourtant, un examen plus poussé permettrait parfois de déceler des anomalies d’ordre anatomique pouvant en être la cause, ou à solutionner des problèmes concernant la santé sexuelle.
Pire, la méconnaissance du schéma du clitoris et de l’innervation de celui-ci conduit souvent à des actes chirurgicaux inadaptés ! Il est fréquent que des blessures soient infligées à cet organe lors d’un accouchement, d’épisiotomies, de chirurgies du périnée ou des voies urinaires ou encore lors d’une réduction de la taille des petites lèvres. Et celles-ci peuvent entraîner des répercussions graves sur la vie sexuelle, comme des douleurs ou une perte de sensations.
lui aussi, peut entrer en érection !
4. Le schéma du clitoris est plus complexe que ce que l’on croit, et ça change tout !
Bien des gens pensent que le clitoris se limite au « bouton » charnu qui se trouve au niveau de la vulve. Mais, en réalité, il s’agit d’un organe d’une taille beaucoup plus importante, composé, certes de cette partie externe, mais également de structures internes principalement formées de tissus érectiles qui entourent le vagin. Oui, vous avez bien compris, le clitoris, lui aussi, peut entrer en érection !
C’est cette configuration anatomique particulière qui explique pourquoi la pénétration provoque du plaisir. Dans les faits, il n’y a pas d’un côté l’orgasme vaginal et de l’autre l’orgasme clitoridien. Dans les deux cas, c’est la stimulation interne et/ou externe du clitoris qui engendre l’extase. C’est pourquoi la plupart des stimulateurs sexuels performants se concentrent sur cet organe.
5. Un clitoris qui pique ou qui fait mal révèle parfois un simple problème anatomique
Un clitoris qui gratte, qui brûle ou qui fait carrément mal, ce n’est pas quelque chose d’exceptionnel, hélas. Et pourtant, la communauté médicale ne fait pas toujours ce qu’il faut pour soulager ces sensations désagréables qui ont parfois une cause toute simple. En effet, de nombreuses personnes qui souffrent de ces symptômes présentent en réalité des adhérences clitoridiennes. C’est ce qui arrive lorsque le repli supérieur du clitoris (le capuchon) adhère au gland (le fameux bouton charnu). Cela entraîne alors une irritation et des douleurs qui riment généralement avec une diminution du plaisir sexuel.
Et voilà, vous avez appris plein de choses sur le clitoris. À vous de faire circuler ces informations pour essayer de changer le regard du monde sur cet organe !